Mythologies du Dancing
Monde nocturne, célébrations rituelles, phénoménologie des lieux de la fête sont aux racines des Mythologies du dancing, cet ancêtre de la boîte de nuit, objet architectural sans jour et sans fond. Dans la lignée de sa Boîte de nuit présentée en janvier au Studio 13/16 du Centre Pompidou, ce sont les festivaliers que Tony Regazzoni entend faire danser en marge de l’espace défini par la scène musicale et sa fosse. Au vocabulaire de la fête, l’artiste ajoute celui de l’espace et de l’image : images à plat et en creux d’un décor éphémère défini par la musique, la lumière et la transe.
Pièce dans la pièce, Mythologies du dancing entend donner un lieu à la danse comme une grotte dans une caverne baroque : artifices, simulacre confient aux mouvements de foule
ou à la mélancolie du danseur seul sur la piste la liberté carnavalesque de la célébration qu’aucun protocole, assujettissement idéologique, autorité, ne sauraient arrêter ni même voir.
Photos : Tony Regazzoni