Jocelyn
Cottencin

MÀJ . 09.10.2026

Monumental

Travaillant à cheval entre installation, architecture, graphisme, vidéo et danse, Jocelyn Cottencin propose logiquement avec Monumental un projet qui déplace subtilement les frontières. Au départ, Monumental était un film ; à l’arrivée, c’est aussi une proposition pour le plateau. Au départ, des monuments, des statues, des mémoriaux qui scandent l’espace public. À l’arrivée, une mise en mouvement de ces structures de pierre ou de béton par douze interprètes / chorégraphes que Jocelyn Cottencin a rencontré au fil de ses collaborations. Il ne s’agit pas avec Monumental de construire des sculptures vivantes mais au contraire de faire bouger les images fixes, de flouter les formes figées de la statuaire pour que naissent un récit, l’ébauche flottante d’une narration. On pourrait raconter la belle histoire de Monumental comme ceci : Cottencin et ses interprètes introduisent du jeu et du temps dans l’espace inamovible de la mémoire collective et regardent l’effet que ça (nous) fait.
Texte de Stéphane Bouquet pour le Festival Newsettings de la Fondation Hermès

MOTS : espace public

FILMS / INSTALLATIONS / PERFORMANCES

Appartenir au territoire

Depuis 2016, Jocelyn Cottencin a ouvert un cycle de travail avec la danseuse et chorégraphe Emmanuelle Huynh. Ensemble, iels explorent les territoires urbains à travers les gestes, les mouvements et les rencontres avec les habitant·es. Chaque projet s’ancre dans l’histoire et les présents d’un lieu : collecter des paroles, prolonger des gestes, activer des mémoires, inventer des expériences situées.

Leur collaboration réunit deux pratiques — arts visuels et performance pour l’un, danse pour l’autre — mais surtout des préoccupations communes : le groupe et l’individu, la mémoire et la fiction, le mouvement, le vocabulaire, la transmission. Ce cycle devient un espace d’amplification où leurs démarches se croisent, se déplacent et se renforcent.

Leur méthode s’appuie sur des modalités variées : entretiens, ateliers corporels avec des groupes spécifiques (danseurs, lycéens, enfants, ouvriers…), recherches historiques et sociologiques, actions dans l’espace public. Chaque projet se déploie en trois phases : repérages et premières rencontres ; tournages et performances in situ ; puis traitement des matériaux visuels et sonores, écriture de la performance et de l’installation finale.

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