Soñj

Festival d'arts visuels et arts vivants
du 1er au 31 mai 2026
dans le Pays de Landerneau-Daoulas

Organisé par l’Atelier Culturel*, le festival SOÑJ mêle arts visuels et arts vivants au travers d’installations, de peintures et de sculptures in situ, de spectacles et performances en plein air.
Pour cette 3ème édition l’Atelier Culturel a demandé à Documents d’artistes Bretagne de réaliser la programmation arts visuels du festival.

Chaque artiste a produit une œuvre pour le site qu’il ou elle a choisi.
L’œuvre est visible tous les jours du mois de mai.

↝ Antoine Dorotte, à Logonna-Daoulas

↝ Andreas Kressig, à Plouédern

↝ Tony Regazzoni, à La Forest-Landerneau

↝ Emma Seferian, à Daoulas

↝ Elsa Tomkowiak, à Landerneau

↝ Waterlog, École des Beaux-arts de Bretagne – site de Brest,

exposition et performance, à Landerneau

↝ Lucie Malbéqui, performance, à Landerneau


Six compagnies invitées animeront le festival avec des temps forts dans chaque commune :

↝ Architects of Air

↝ Atelier Lefeuvre et André

↝ Dédale de Clown

↝ Compagnie La Meute

↝ Société Protectrice des Petites Idées

↝ La Volte-Cirque

Visiter le site du Festival

* L’Atelier Culturel développe un projet artistique sur la Ville de Landerneau et sur le territoire du Pays de Landerneau-Daoulas. Scène de territoire de Bretagne pour les arts de la piste, l’association se définit comme un lieu de rencontre entre les arts vivants et les publics.
sonj@atelier-culturel.fr

LES ARTISTES

Sur cette page, nous vous proposons une documentation des œuvres en cours de montage.

Antoine Dorotte

Né en 1976, vit et travaille à Paris et dans le Finistère.
Il enseigne la gravure à l’EESAB, site de Quimper. Entre dessin et estampe, installation et architecture in situ, il explore les statuts d’apparition de l’image, entre page et plaque de métal, sculpture et impression dans l’espace, au travers de perspectives gigognes, de textures et d’autres peaux de zinc. Des géométries élémentaires guident un corpus aux résonances symboliques. Par la gravure à l’échelle monumentale, Dorotte propose une immersion sensorielle où se croisent technique et forces premières, dans une expérience visuelle troublée.

Simplexe, au sec avec Roots & Margarita, 2026

Chapelle Sainte-Marguerite, Logonna-Daoulas

En dialogue avec le site de la chapelle, l’artiste propose l’association de deux sculptures.
Tout contre la façade de pierre animée par les lichens, se dresse Simplexe, tétraèdre en zinc gravé, marqué par l’aléatoire du geste, l’oxydation et le passage du temps. Non loin, installé près du lavoir, Top Roots, micro-palmier retourné ⏤ en bronze, fige ce moment de bascule où, privé de ressources, l’arbre esquisse une danse à la fois macabre et pleine d’entrain.

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Andreas Kressig

Né en 1971, vit et travaille à Genève.
À partir de matériaux de récupération et de chutes industrielles, il crée des « improvisations plastiques » généralement réalisées in situ et tendant souvent à figurer des véhicules terriens ou volants. Entre high-tech et bricolage low-tech, ses assemblages rétrofuturistes se parcourent comme un jeu de piste, articulant objets réinventés et surfaces réfléchissantes.

Magnolia, 2026

134 rue de la Mairie, Plouédern

Inspirée par le paysage et l’activité à la fois agricole et industrielle de la commune qui l’accueille, l’œuvre prend la forme d’un étrange tracteur pulling modifié, immobilisé sur la pelouse en proximité d’un magnolia. Évoquant robots autonomes et engins surpuissants qui décoiffent, la machine est constituée d’éléments en aluminium, inox et plastique. Des peaux tannées font un clin d’œil aux animaux de trait — rappel des « chevaux » qu’elle contient. Du film dichroïque colore les fenêtres de la maison et le pare-brise, liant l’architecture à la sculpture. Ce véhicule improbable observe le passage des voitures : une attraction sans traction, voué à l’extinction après l’exposition.

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Lucie Malbéqui

Née en 1991, vit et travaille à Crozon.
Ses sculptures, à la lisière de l’utilitaire, marquent une accointance entre art et artisanat. Les matériaux sont récupérés, cueillis, teints par des plantes, cuisinés. Cette écologie de travail engage à faire avec ce qui est là. Le textile permet des dispositifs légers, transportables : des surfaces-abris qui se déploient. Fragiles et pragmatiques, ce sont des seuils, des épidermes, qui séparent autant qu’ils relient. Lors d’événements, les actions ne sont pas spécialement performantes, pas vraiment spectaculaires, Lucie y dresse le portrait des territoires et des personnes rencontrées.

D’un seul tenant, 2026
Performance le samedi 23 mai à 16h

Place Scouarnec - Rue Lafayette, Landerneau

Se parer de fibres et danser pour rencontrer, jouer, échanger. Que fut la fête, que permet-elle ? En dialoguant avec le cercle celtique Eskel an Elorn et le trio de musicien·nes, Garlonn, Malo et Nolwenn, nous pensons ce qui nous rassemble. Une flute, des gestes, une harpe, une guitare et une voie, des corps qui dansent, autour, avec, dans les fils entremêlées, questionnent sur ce qui nous couvre, d’un seul tenant.

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Tony Regazzoni

Né en 1982, vit et travaille à Plougasnou.
Son travail se développe autour de l’archéologie de notre civilisation dite ‘thermo-industrielle’, tournée vers la performance, l’opulence et le divertissement. Il s’intéresse depuis plusieurs années à la fête, pour ce qu’elle produit comme expériences sociales et cathartiques, mais aussi comme espaces et décors dédiés. Les scènes qu’il compose, peuplées de motifs et de silhouettes fluorescent·es, viennent volontairement questionner notre rapport au bon goût et au kitsch. 

Il est également DJ et co-créateur du café culturel Marylène, à Plougasnou.

Place des Festes, 2026

Place de la Mairie, La Forest-Landerneau

Le mois de mai est celui des fêtes : populaires, historiques et religieuses. L’artiste investit la place de la Mairie avec un jeu de modules sculpturaux qui deviennent tout à la fois socles, scènes et podiums, pour la transformer en une place joyeuse et festive dédiée aux habitant·es, invité·es à se saisir de cet espace public.

En dehors de ces temps d’animation, le barde Taliesin*, l’égérie de cette place, accueille les visiteur·ses en compagnie des personnages qui font la mythologie de la Joyeuse Garde, château conquis par Lancelot, et qui fut le théâtre de mélodrames de la légende arthurienne, dignes d’un soap-opera.

*la sculpture du barde Taliesin de Roger Joncourt est installée depuis le 18 mai 2000 devant la mairie de La Forest Landerneau - où subsistent les ruines de la Joyeuse Garde.

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Emma Seferian

Née en 1997, vit et travaille à Brest.
Son travail explore la mémoire inscrite dans nos espaces de vie en s’intéressant à la fabrication des objets, à leur provenance et à leurs usages. L’artiste puise dans ses héritages arménien et breton, convoquant techniques traditionnelles et récits familiaux pour composer une œuvre porteuse de transmissions et de liens.

97 GLAZ, 2026

Façade du Moulin du Pont, Daoulas

Conçue pour la façade du Moulin du Pont, l’installation associe un polyptyque de peintures sur lin et des guirlandes en céramique. Les châssis, disposés en dialogue avec les fenêtres existantes, dessinent de nouvelles ouvertures dans l’architecture. Ces écrans colorés empruntant tantôt au format des planches botaniques, tantôt à celui des enluminures, font apparaître des figures issues de la rivière, de sa faune et sa flore, en dialogue avec des plus motifs abstraits inspirés par les décors peints des églises voisines.

Un nuancier de 97 teintes, élaboré lors de balades chromatiques dans le jardin de l’Abbaye à l’automne, compose la palette d’Emma Seferian. Des éléments de céramique émaillée, pensées comme des ornements architecturaux, évoquent l’histoire locale du kaolin et de la porcelaine. L’ensemble se reflète dans l’eau de la Mignonne, agissant comme un miroir du territoire. 

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Elsa Tomkowiak

Née en 1981, vit et travaille à Douarnenez.
Estompant les limites entre la peinture et la sculpture, elle déploie ses gammes colorées, franches et saturées, dans des espaces naturels ou urbanisés. Souvent monumentales, ses installations sont pourtant légères et aériennes, mobilisant autant la rétine que le corps tout entier : le public est invité à les parcourir, parfois à les pénétrer, pour expérimenter un rapport sensoriel à la lumière et à la couleur.

À Landerneau, Elsa Tomkowiak crée un parcours en investissant trois sites du cœur de ville : Fata / Voile chromatique, mur du parvis de la gare SNCF, In/Light Asylum, parvis du Fonds Hélène & Édouard Leclerc, Shed/Shade, au-dessus de l’Elorn, visible depuis le parvis de la mairie et de la place Scouarnec.

Fata / Voile chromatique, 2026
Gare SNCF

Un filet d’échafaudage peint se déploie le long du mur de la gare. Il en souligne le parement béton des années 70, le métamorphosant par glissements de couleurs, comme un phénomène atmosphérique. Ondulant au vent, il produit un effet de mirage.

In/Light Asylum, 2024-2026
Parvis du FHEL
Au pied de la chapelle, une structure pénétrable en lanières de PVC peintes dialogue avec la pierre. Cette micro-architecture devient un refuge perceptif, où la lumière filtrée fait matière.

Shed/Shade, 2024/2026
Pont de Rohan
Au-dessus de l’eau, des pans de filet peint flottent comme un accordéon chromatique, en écho aux mouvements et aux reflets de la rivière.

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W.A.T.E.R.L.O.G

Plateforme de recherche-création de l’École des Beaux-arts de Bretagne*

Née dans le contexte post-tempête Ciarán, la plateforme W.A.T.E.R.L.O.G. explore les formes de résilience et de création collective à partir des bois abattus par la tempête, en croisant art, design, savoir-faire artisanaux, archéologie expérimentale et anthropologie de l’environnement. Le bois y est envisagé comme matière vivante, mémoire et partenaire de création.

Lors d’ateliers de terrain menés au centre de formation agricole de Kerliver, les étudiant·es ont réalisé une pirogue monoxyle à partir d’un hêtre abattu, en dialogue avec l’archéologie navale et les traditions d’embarcations creusées dans la masse.

Exposition - 13 rue du Pont, Pont de Rohan, Landerneau

Exposition de formes sculptées et de captations vidéo issues des chantiers immersifs de W.A.T.E.R.L.O.G.

Performance - samedi 23 mai à 21h30

* W.A.T.E.R.L.O.G. – Ways of Acting Through Ecological Repair, Local Observation and Gestures.
Projet labellisé dans le cadre de l’appel à projets « Incubation interdisciplinaire » de la Maison des sciences humaines et sociales en Bretagne (MSHB).

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ÉVÉNEMENTS

À LA FOREST-LANDERNEAU
Place de la mairie / Place des Festes 
Œuvre de Tony Regazzoni

UMBRO TACCHINI
Vendredi 1er mai à 17h 

Emilio Castiello et Tony2Soirée
Électro Folk (Dj set + live instrumental)
Emilio Castiello (musicien : violon et mandoline) et Tony2Soirée (Dj) combinent leurs univers sonores en créant Umbro Tacchini : un duo folk/electro tout aussi planant que dansant.

PACO ET POUPPETTE
Vendredi 29 mai à 19h
Concert de Variété Tout Terrain, spectacle décalé de reprises populaires.

À LANDERNEAU

D’UN SEUL TENANT
Samedi 23 mai à 16h
Place Scouarnec
Dans le cadre de la Nuit des Musées & de la Fête de la Bretagne.
Performance de Lucie Malbequi en collaboration avec le Cercle Celtique Eskell An Elorn et les musicien·nes Nolwenn Bernard Leyzour, Malo Le Gall, Garlonn Vergne

WATERLOG - EESAB
Samedi 23 mai à 21h30
Quai de Léon près du pont de Rohan 

Dans le cadre de la Nuit des Musées & de la Fête de la Bretagne.
Sur la rivière de l’Élorn, les étudiant·es de l’École des Beaux-arts de Bretagne activeront la pirogue qu’iels ont réalisé à partir d’un hêtre abattu pendant la tempête Ciaràn.