The Lost Opera
Répondant à une invitation conjointe du CAC Brétigny et du Théâtre Brétigny, Tony Regazzoni déploie toute l’année 2016-2017 un travail qui fait écho à la programmation de la scène conventionnée.
The Lost Opera (1/3): Septembre—Décembre 2016
Constituée de trois épisodes, la vidéo Genesis est présentée pour la première fois dans son intégralité au CAC Brétigny, au sein d’une installation, spécialement produite pour l’occasion, qui reproduit un intérieur domestique. Mimant la succession d’images et de registres que l’on peut voir à la télévision, la vidéo est néanmoins scénarisée autour de symboles qui évoquent les mythes cosmogoniques. Le film Genesis a été produit grâce au soutien de la Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques, de la Drac Île-de-France, de l’Abbaye Royale de Fontevraud et de la Maison Ackerman à Saumur.
Les scénettes dont les décors et les protagonistes se confondent pour rejouer une certaine histoire de l’humanité, du progrès, de la modernité sont pensées comme des peintures religieuses et/ou symboliques mais aussi comme des publicités mettant en avant des objets et inventions mythologiques. Le photomontage New Horizons dépeint un ensemble d’évènements tragiques sur fond d’écran coloré, tels que l’explosion de la Navette Challenger en 1986 ou le naufrage du Costa Concordia en 2012. Célébrant les croyances de l’Homme moderne, ces compositions mettent en scène les histoires (officielles et officieuses) de ce dernier, qui, dans la course au progrès, génère autant d’échecs que de réussites.
The Lost Opera (Concordia), 2017
Série grand Format
Photomontage numérique
Dimensions variables
The Lost Opera (2/3): Janvier—Mars 2017
Deux techniques d’imagerie 3D low-tech ont servi à la réalisation de ces nouvelles créations: l’anaglyphe, qui recrée par assimilation du cerveau une impression de profondeur et d’objets en trois dimensions, et le bas-relief. Le spectateur est invité à porter les lunettes pourvues de filtres anaglyphiques (rouges et bleus) pour admirer un paysage martien fantasmé. À l’instar d’un décor de théâtre, une fresque imitant un mur en ruine vient masquer les éléments techniques. Jouant sur la double illusion, des procédés techniques employés d’une part, du paysage composé d’autre part, l’image ainsi créée renvoie aux fantasmagories de la conquête spatiale et à celle de Mars en particulier.
Une nouvelle composition accueille également les visiteurs à l’entrée du Théâtre et reprend, comme celle précédemment créée, une forme hybride entre publicité et peinture. Celle-ci évoque la peinture surréaliste autant que les bannières publicitaires au graphisme éloquent. L’avion de chasse français Mirage 2000, une réplique américaine de Stonehenge en Béton, la tour dorique ruinée du Désert de Retz ou encore le crâne de l’Homme de Piltdown se disputent la surface de la bannière, gardant un lien étroit avec le simulacre, le trompe-l’œil et l’illusion.
The Lost Opera (Mars), 2017
Série grand Format
Photomontage numérique 3D
Bas-relief en polystyrène sculpté
Dimensions variables
The Lost Opera (Mirage 2000), 2017
Série grand Format
Photomontage numérique
Dimensions variables
The Lost Opera (3/3): Avril—Juin 2017
Répondant à la thématique choisie par le Théâtre pour sa troisième partie de saison: «À mort la mort», Tony Regazzoni invite les visiteurs à confronter leur ostensible immortalité numérique à leur mort physique. Il propose à chaque volontaire de se mettre en scène pour réaliser son propre portrait (selfie) en situation de danger ou de mort imminente qu’il pourra ensuite partager sur les réseaux sociaux via le hashtag #megadeath, titre de l’installation. Les images ainsi collectées sur Instagram ou Facebook resteront visibles pour une durée indéterminée, nous survivant peut-être pour certaines d’entre elles
The Lost Opera (Megadeath), 2017
Série grand Format
Photomontage numérique
Dimensions variables
The Lost Opera (Palmyre), 2017
Série grand Format
Photomontage numérique
Dimensions variables