Nicolas
Floc'h

13.02.2026

Surfer un arbre, 2016-2017

Un projet de Nicolas Floc’h avec les artistes associés : Martin Bachelier, Mathis Berchery, Paul Bienvault, Antoine Dorotte, Edgar Flauw, Margaux Germain, Nils Guadagnin, Gabriel Haberland, Lauriane Houbey, Benoît-Marie Moriceau, Xavier Moulin, Laurence Perrillat, Laurie Peschier-Pimont, Edouard Prulhière, Esteban Richard, Jérôme Robbe, Isabel Segovia, Eva Taulois, Anaïs Touchot, Corentin Vitre, Leïla Rose Willis

Surfer un arbre c’est tout d’abord réunir un groupe de surfeurs artistes, plasticiens, chorégraphes, designers, cinéastes, graphistes, commissaires d’exposition.

Ensemble, à partir d’un arbre, un Cèdre Rouge de 5m de Long et 60 cm de diamètre nous fabriquons des « alaia » et « paipo » (surfs traditionnels hawaiiens). Le coeur de l’arbre est conservé pour la réalisation d’un banc qui servira à regarder le film « surfer un arbre » à Passerelle Centre d’art contemporain, Brest.
Une fois les planches réalisées nous allons ensemble surfer l’arbre.
Chaque artiste participant conserve une partie de l’arbre, une des planches qu’il a fabriqué. Celle-ci lui servira à surfer mais sera aussi le support de futurs projets.
Surfer un arbre est un film, un workshop, un processus, une communauté, une installation et des projets d’artistes.

La sculpture comme scénario

En temps que sculpteur, plasticien, lorsque je travaille sur un projet, je me pose toujours la question de l’origine des matériaux, de leur destination et du fonctionnement d’une pièce comme possible scénario. La sculpture comme scénario apparaît régulièrement dans mon travail et la « structure Multifonctions » en est sans doute l’exemple le plus lisible. Il s’agit d’une sculpture qui se réinvente en permanence au fil de ses présentations, elle est réactivée, reconfigurée, interprétée par des artistes, des musiciens ou d’autres personnes. La sculpture comme scénario m’intéresse également en lien avec l’idée du recyclage. Lors de chaque nouvelle présentation, la sculpture est en quelque sorte recyclée, la nouvelle production ou nouvelle exposition est réalisée à partir des mêmes matériaux. Il ne s’agit donc pas de la même pièce montrée dans plusieurs lieux mais des mêmes matériaux qui composent plusieurs pièces. Pour surfer un arbre je suis parti de ces réflexions et de l’idée d’utiliser un tronc d’arbre complet pour un usage défini. La sculpture comme scénario apparait ici dans le processus plastique mais compose également les grands axes de l’écriture du film. Surfer un arbre est un film, une installation, un processus, un workshop, une communauté et des projets d’artistes.

Nicolas Floc’h, 2016

Les anciens hawaiiens glissaient sur de fines lames de bois (ALAIA) qui flottaient à peine, exigeaient beaucoup d’adresse et une excellente connaissance de l’océan. Conséquemment le plaisir de la glisse étaient intensément lié à leur propre capacité, très fortement en lien avec les éléments naturels. La planche n’était qu’un moyen réduit à sa plus simple expression.

Xavier Moulin, alias Xalaia, 2016

Workshop

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L’arbre

1- Prendre un tronc d’arbre complet de 5m de long (Red Cedar)
2- Le couper en planches de 2,5 cm d’épaisseur et conserver le coeur de l’arbre en 7 cm d’épaisseur pour faire un banc. Ce dernier servira de banc pour regarder le film dans le cadre d’expositions.
3- Le reste des planches permet de réaliser une quarantaine d’alaia et paipo.
4- La réalisation des surfs se fait sous forme d’un workshop.
5- Xavier Moulin alias Xalaia, shaper d’alaia supervise la fabrication.
6- Des étudiants, des artistes, des designers, tous surfeurs, participent au projet et fabriquent au minimum une planche.
7- L’ensemble du processus de fabrication est filmé.

À l’issu de cette première étape, du workshop, un ensemble de planches et un banc sont donc produits.

Avec le shaper d’alaia Xavier Moulin alias Xalaia et Laurie Peschier-Pimont, Gabriel Haberland, Benoit Marie Moriceau, Edgar Flauw, Anais Touchot, Laurence Perrillat, Antoine Dorotte, Eva Taulois, Margaux Germain, Martin Bachelier, Corentin Vitre, Leila Rose Willis, Esteban Richard.

Sessions de surf

La palue - Crozon, Finistère, France, septembre 2016 

Tréguennec, Finistère, France, août 2017

Photo : Leïla Rose Willis et Anaïs Touchot

Exposition à Passerelle, Centre d'art contemporain

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Photo : Aurélien Mole © Passerelle, Centre d'art contemporain

Surfer un arbre, teaser, 2017
Réalisation Nicolas Floc’h, production Isabel Ségovia - Back in Town 2017

Le film est le point de départ et l’objet montrant les fondations du projet. Surfer un arbre est un film, une installation vidéo mais aussi le début d’un processus. Le film pourra donc être diffusé seul ou accompagné d’une exposition avec les projet des participants et pourra comprendre des compléments en fonction des présentations. En ce sens il s’agit d’un film modulable et évolutif.

Séquence 1 - Interview d’un artiste qui parle de sa relation au surf

Séquence 2 - La Scierie des Cèdres, Locmaria-Grand-Champ. Le fût d’un arbre est placé dans une machine, l’arbre commence à être débité en planches. En voix off, l’interview continue.

Séquence 3 - Le centre d’art Passerelle, Brest. L’arbre est placé au milieu de l’espace, des outils sont disposés sur des tables le long d’un mur et une pile de tréteaux est placée près des tables. Les participants au workshop commencent à se saisir des planches et des tréteaux et entament la fabrication des planches. Le workshop dure quatres jours et le film montre de manière synthétique le processus de fabrication: le découpage et la mise en forme des planches et leur finition. Le banc est également fabriqué à partir de la planche centrale de l’arbre durant ces journées. Les plans sont entrecoupés d’interviews des participants.

Séquence 4 - Spot de Surf, Côte bretonne Le banc est installé en haut de la plage. Les personne du groupe arrivent, certains s’assoient sur le banc, d’autre se changent. Une fois que tout le groupe est prêt, tout le monde se rassemble devant le banc puis part à l’eau pour tester les planches. Des plans d’ensembles permettent de voir le groupe. Il sont entrecoupés de plans serrés montrant individuellement chaque participant ainsi que des vues rapprochées des surfeurs depuis l’eau.