Lucie
Malbéqui

NEW . 13.04.2026

En vrille

2025, installation et performance, Nuit blanche de Paris, Villa Belleville
Photos : Étienne Mauroy, Maxime Fragnon, Nathan Genestier

En vrille est une installation à travers la-quelle on passe. 
Suspendus à des cordes hirsutes, les branches comme des os et les contenants organiques, sont ornés d’odeurs et de goûts. Cette invitation à la cueillette, se fait dans un paysage bavard d’effluves de genévrier.

On lèche des gels dans nos mains puis l’on trempe des bouchées dans différents fluides, des poudres animales ou végétales. Déposée sur une feuille morte les différentes textures sont croquées puis ingérées.

En considérant nos surfaces comme des lieux d’échanges, nos intérieurs comme des lieux de passage, les contenants deviennent pré-digestifs et leur contenus en dissolution. Ce ne sont pas seulement des temps, des mets et des paroles que nous partageons mais de l’invisible, des micro-organisme dont nous sommes les hôtes et qui circulent de nos bouches, de nos peaux, du dedans au dehors.
 Les produits ont été cueilli dans le Finistère ou dans le bois de Vincennes, les plantes qui ont teints les tissus viennent de mon jardin et le grès prélevé dans l’Odet à Quimper avec mes élèves.

Matières
Bois de noisetier, grès de cueillette et grès réfractaire émaillés, réchaud, toile de coton et cordes de lin teinds à l’érable sycomore et à la racine de gaillet, gel de tilleul et racine de guimauve, beignet de plantain et shiitake cultivés par Les champignons bio et cie à Crozon, feuilles de tilleul séchées au vinaigre de reine des près, suc de crème de noix à la fleur de sureau et au verjus de pomme, condiment végétal à la criste marine, condiment animal à l’huitre séchée, alcool et sirop de fleur d’ajonc