Usus Fructus Abusus
Usus Fructus Abusus prend la forme d’un contrat de vente, dont la mise en œuvre constitue le cœur : en contraignant les droits de l’acheteur Usus Fructus Abusus interroge les dynamiques du marché de l’art et la question de valeur des œuvres.
Le dispositif est composé de deux parties : l’archive, inaliénable et conservée par l’artiste, et l’objet, destiné à circuler selon les termes fixés par le contrat. Chaque transfert de propriété donne lieu à la signature d’un nouvel acte, conservé à la fois dans l’archive et dans l’objet, construisant ainsi la mémoire de l’œuvre au fil de ses échanges.
Le contrat impose des conditions strictes de revente : la valeur double à chaque transaction, mais la durée de détention est limitée : au-delà de six mois, l’objet doit être détruit.
Photo : Louis Frehring