Alisson
Schmitt

NEW . 11.09.2026

Karmamousse

Exposition personnelle centre d’Art Contemporain Passerelle à Brest, 2019.
Dans le cadre des Chantiers Résidence, en partenariat avec Documents d’Artistes Bretagne

Vidéo projection couleur -19’53’’, tapis de yoga peints, bois peint, céramiques émaillées, briques en mousse peintes, tissus, diffuseurs d’huiles essentielles/ dimensions variables

« Alisson Schmitt amène chacun·e des participant·e·s du film à tout d’abord accueillir l’existence d’un autre corps, celui androgyne ou acrobate que dessinent les arcanes ou celui, idéal, investi, vers lequel chacun tend en appliquant les postures du yoga, en dansant. Ils dessinent un corps fictif et progressivement un corps collectif. Et c’est le contrepoint intéressant que Karmamousse formule à la question d’une introspection prônée par les centres de relaxation et les ouvrages de développement personnel, boostée par les briques de yoga et les huiles essentielles. Le cheminement intérieur peut et doit croiser les sentiers d’autrui.

Ainsi au néologisme de « Karmamousse » pourrait correspondre celui, dérivé de l’anglais, d’« outrospection » qui consisterait à se définir soi-même dans le développement d’une empathie pour l’autre, dans des relations renouvelées à l’environnement.

Un prisme pour considérer la génération qu’Alisson Schmitt met en scène, qui en- visage comme une activité collective la construction de son chemin de vie, qui partage et bricole des films en écoutant Mylène Farmer. Le film se conclut ainsi par une improvisation collective où cette dernière chante « j’ai rêvé qu’on pouvait s’aimer ». Et il n’y a rien d’ironique là-dedans. On peut se réaliser dans le tarot autant que dans une émulsion collective, pourvu qu’elle soit douce. »

Extrait du texte d’Elsa Vettier, février 2019

Extrait de la vidéo Karmamousse

Recherches et vues d’atelier