Les fils de soi
Les fils de soi :
Tirer le fil invisible ,
Arracher la crinière obscure, invisible de la nuit noire
Titube puis charrie le désir de la transe expiatrice
à mesure que la morsure douce et froide nous enlace ;
un labyrinthe de soi(e) que nous voulons détricoter
Fébrile, tremblements de l’inconnu et de l’angoisse ;
une danse pour s’échapper de la mort à un cheveux du néant
continuent de vibrer les percussions de nos tempes transpirantes …
Vertigineuses de retrouver la poussière d’un sol tanné par les rythmes éperdus de la guérison
Un fil arraché de la tête obscure, un fil craché depuis une bouche caverneuse
qui vient traverser ma peau de part en part , referme la sèche cicatrice de mes doutes.
Sculpte le relief de mon errance hallucinée
la soie de mon crâne fracassé de lumière, porte toute la poussière de nos danses hypnotiques
un nuage condense les chemins puis pleut dans le fleuve un corps dénudé de ses fils
la soie se dissout, enveloppe de sa clarté tous les spectres
nous sommes les danseurs mordus par la lumière , nos pieds recousues ne trébucherons plus.