John
Cornu

MÀJ . 17.01.2024

Choses tues

2014
Bronzes et marbres récupérés
Dimensions variables 

CHOSES TUES, 2014
Bronzes et marbres récupérés
Dimensions variables 


Vues de l’exposition Les Âmes grises, commissariat : Christian Alandete, Mains d’œuvres, Saint-Ouen, 2019
© John Cornu & Origins Studio
CHOSES TUES, 2014 -
Bronzes et marbres récupérés
Dimensions variables

Vues de l’exposition Peter Downsbrough/John Cornu, ATTIC, Bruxelles, 2018
© John Cornu
John Cornu - Choses tues
CHOSES TUES, 2014
Bronzes et marbres récupérés
Dimensions variables
© John Cornu
CHOSES TUES, 2014
Bronzes et marbres récupérés
Dimensions variables

Vues de l’exposition Hier und da, Galerie Gilla Lörcher, Berlin, 2014
© John Cornu
© Cordia Schlegelmilch

Ce projet nécessite dans un premier temps de chiner, sur des vides greniers ou des sites spécialisés de vente aux enchères et de troc, un ensemble conséquent de petites sculptures populaires en bronze (figurines animalières, trophées de pétanque, de chasse ou d’athlétisme) qui ont pour particularité d’être fichées sur des socles en marbre.
« Choses tues » repose ensuite sur une inversion : sculpture vs socle. Il s’agit en effet de désolidariser les marbres de leur bronze, et de les classer par couleur et type. Les différents marbres sont alors assemblés de manière orthonormée pour produire des sculptures dans l’esprit des constructions des architectes du Bauhaus, Walter Gropius, Mies van der Rohe ou encore Gerrit Rietveld du groupe de Stijl.
Les bronzes, quant à eux, sont fondus pour réaliser des embases carrées, qui permettront de présenter les sculptures obtenues.
Bien que les pièces issues de cette série procèdent toujours d’un même protocole, elles sont à chaque fois différentes tant par leur forme que par leur couleur. Le procédé s’inscrit ici aussi bien dans la différence que dans la répétition.
Ce projet est donc relativement iconoclaste dans le sens où toutes les sculptures en bronze, qui étaient à l’origine figuratives, constituent in fine des socles de mise en vue soient des objets certes ambigus sur le plan de la sculpture mais non figuratifs. Il y a ici comme une mort de l’image, une mort de la représentation. Toutefois même si « Choses tues » procède d’un effacement, d’une déconstruction, il est aussi question d’une reconstruction, et ce au travers d’une cohabitation singulière entre une culture populaire et une culture plus moderniste.

John Cornu