New Order
Vues de l'exposition "In Praise of Shadows", commissariat : label hypothèse, Nanjo Art Museum, Okinawa, Japon, 2023
© John Cornu, Douglas Gordon, Ben Kinmont, Bertrand Lavier, Claude Rutault, Capucine Vandebrouck, Michel Verjux
Dimensions variables de l’installation
Vues de l’exposition Archétype, commissariat : Antonin Kremer, L’Escaut, Bruxelles, 2014
Photos : John Cornu
Dimensions variables de l’installation
Vues de l’exposition New Order, commissariat : Viviane Zenner, Les Trinitaires, Metz, 2015
Photos : John Cornu
Dimensions variables de l’installation
Vue de l’exposition Soclothymie (détail), Quinconce, Montfort-sur-Meu, 2021
Photos : John Cornu
New Order est un groupe de new wave anglais formé après le suicide de Ian Curtis, l’ancien et charismatique chanteur de Joy Division.
New Order est aussi une sculpture de John Cornu. Il s’agit d’une œuvre modulable composée de répliques du célèbre LC1402, tabouret dessiné par Le Corbusier pour la Maison du Brésil à la Cité internationale universitaire de Paris.
La sculpture de John Cornu est une prose sombre qu’il agence et compose différemment à chaque fois qu’elle est montrée. Il s’agiten quelque sorte d’une anagramme, d’un emprunt répété et obsessionnel, d’un rythme tout aussi clair que incompréhensible qui sert de ponctuation au lieu. Les modules de New Order sont des mots aux justes proportions, ils sont en contreplaqué bakélisé d’un brun ou d’un jaune soyeux et c’est ce qui les rend élégants. Les anagrammes de Le Corbusier sont bricoleurs (reste « e ») ou bricoleuse (reste « r »). Les anagrammes de romantisme sont mainmortes et mémorisant. Les modules de New Order composent des intervalles et un air dont la musique est silencieuse, un air de mémoire, un air de Carl Andre et de Le Corbusier travaillant à chercher quel éther pourrait faire vibrer l’espace. Une fois le mot trouvé, il vient jouer l’analogie et donner un nouveau sens à un nouvel espace, New Order.
Francis Raynaud
in John Cornu, catalogue monographique, Edition cultureclub-studio – La Criée centre d’art contemporain – Les presses du réel, 2025.