La pratique de Yann Sérandour s’appuie sur le livre, la bibliothèque et l’archive, et prend le plus souvent sa source dans des trouvailles fortuites. Elle interroge les phénomènes de traduction et de reproduction en jeu dans la transmission historique, attentive à ce qui se déplace ou se perd d’une époque, d’un territoire et d’une communauté à l’autre. À partir d’artefacts empruntés à ses prédécesseurs, il mène des enquêtes, indexe des manques et prolonge des récits aux trajectoires souvent sinueuses. Son travail s’est d’abord confronté à l’art conceptuel des années 1960 et 1970, dont il travaille les marges et qui l’intéresse pour avoir été largement diffusé sous forme d’imprimés. Il s’est ensuite tourné vers […]
La pratique de Yann Sérandour s’appuie sur le livre, la bibliothèque et l’archive, et prend le plus souvent sa source dans des trouvailles fortuites. Elle interroge les phénomènes de traduction et de reproduction en jeu dans la transmission historique, attentive à ce qui se déplace ou se perd d’une époque, d’un territoire et d’une communauté à l’autre. À partir d’artefacts empruntés à ses prédécesseurs, il mène des enquêtes, indexe des manques et prolonge des récits aux trajectoires souvent sinueuses.
Son travail s’est d’abord confronté à l’art conceptuel des années 1960 et 1970, dont il travaille les marges et qui l’intéresse pour avoir été largement diffusé sous forme d’imprimés. Il s’est ensuite tourné vers d’autres champs et des époques plus lointaines : le commerce des miroirs anciens, la culture domestique des cactus, la standardisation des races canines ou la renaissance du clavecin. Depuis le début des années 2020, au gré d’invitations et de commandes, il s’intéresse aux contextes de production et de circulation des œuvres : systèmes de financement et de collection, réseaux d’énergie et d’affects, écriture de l’histoire.