Tony
Regazzoni

NEW . 02.04.2026

On achève bien les discos

Exposition personnelle au Centre d’art contemporain Chanot, Clamart, 2022
Commissariat : Aurélie Faure

Avec le soutien de la DRAC Île-de-France, Région Île-de-France, Département des Hauts-de-Seine et de l’ Institut français

[…] On achève bien les discos fait référence au film de Sydney Pollack et aux marathons de danse organisés aux États-Unis d’Amérique pendant la Grande Dépression : une activité très lucrative pour les organisateurs, basée sur le voyeurisme des un.e.s et la détresse des autres. Symbole de l’industrialisation de la fête, de l’incarnation de croyances et de rituels occidentaux, les discothèques ne seraient-elles pas les derniers temples de l’Homo sapiens ?

Nous avons sillonné le nord de l’Italie et parcouru plusieurs milliers de kilomètres afin d’explorer une vingtaine d’établissements de nuit emblématiques, aux architectures et aux décors insensés, tous abandonnés. On achève bien les discos revisite les archives de ces lieux de fête, de réunion et de rencontre, en zone périurbaine et rurale […].


Construit dans les années 80, l’espace d’exposition présente tous les atouts d’une discothèque. L’artiste s’empare du bâtiment et déploie habilement un panel de techniques empruntées aux logiques du spectacle. Par le simulacre et le truchement, il crée sans complexe une série d’illusions d’optique lo-fi et se joue des faux-semblants. Les expositions précédemment réalisées par l’artiste ont sûrement été le préambule à celle-ci.

À travers une scénographie immersive, On achève bien les discos offre un corpus d’œuvres fixes ou animées, en deux ou trois dimensions. Produites à partir d’anciennes et de nouvelles technologies, de vestiges et de pastiches, elles sèment le trouble entre archives et fictions. On achève bien les discos retranscrit l’histoire et le souvenir de discothèques italiennes abandonnées avant de plonger le public dans l’atmosphère fluo et fantomatique du célèbre et mythique dancefloor de l’Ultimo Impero. L’exposition se parcourt tel un voyage extatique rythmé par la musique, les corps et les voix de celleux qui l’habitent. Enfin, On achève bien les discos esquisse les premières intentions dramaturgiques du duo et plante le décor de leur futur opéra-vidéo dont l’écriture sera nourrie par une programmation soutenue et pensée avec soin.



Extraits du texte d’Aurélie Faure.

On achève bien les discos, 2022
Vidéo, 40 min
Image : Tony Regazzoni
Montage : Oélia Gouret et Lucas Ballester
Textes et montage : Aurélie Faure
Voix : Aurélie Faure et Matthieu Seel
Mastering : Romain Poirier
On achève bien les discos #03
, 2022

Sérigraphie imprimée sur dancefloor, peinture

42,5 x 93 x 4 cm
On achève bien les discos #04
, 2022

Sérigraphie imprimée sur dancefloor, peinture

36 x 98 x 4 cm
On achève bien les discos #01
, 2022

Sérigraphie imprimée sur dancefloor, peinture

25,5 x 58 x 3,5 cm
On achève bien les discos #02
, 2022

Sérigraphie imprimée sur dancefloor, peinture

30 x 58 x 3,5 cm
On achève bien les discos #05
, 2022

Sérigraphie imprimée sur dancefloor, peinture

59 x 129 x 3 cm
On achève bien les discos #06, 2022

Sérigraphie imprimée sur dancefloor, peinture

77 x 137 x 3 cm

Photos : Cyrille Robin

L’Ultima ballerina (Magalie), 2022
Vidéo, écran TV, bois, peinture, Plexiglas, 105 x 70 x 83 cm

Photos : Alexis Leclercq et Margot Montigny

Le Fantôme de l’Impero, 2022
Vidéo, 14min
Image : Victor Chassang et Armand Morin
Montage et étalonnage : Victor Chassang
Musique : MZA
Paroles : Tony Regazzoni, voix : Ava’s Verden
Mastering : Romain Poirier