Collagène
La dégradation débute vers la trentaine apparemment. Les premiers symptômes se manifestent autour des yeux. Je ne remarque pas de signe particulier pour le moment, même si la tendance est plutôt à l’affaissement général. Le monde s’écroule autour de moi et je suis inondée d’un flux anti-âge. Devrais-je m’affoler ? J’ai pensé que si j’injectais du collagène dans mon travail, mes œuvres auraient une chance de se conserver, moi compris. Une dose prophylactique préviendrait d’une chute qui pourrait s’avérer molletelle. Et cela n’est pas tant une question de care que d’allure. Une négligence à l’égard du service public peut entrainer des effets indésirables sur votre (re)tenue you know. Reste l’option de la glissade, pour finir en flaque que des enfants piétineraient avec joie. L’idée d’éclabousser les autres et de salir les chemises trop blanches n’est pas si déplaisante après tout.
Vue d'ensemble avec les œuvres suivantes : Cougourdes, 2021-23, Matsyshelf, 2022, Matsyglasses, 2022, Cybersea, 2022, Matseaasana, 2022, nothing personal, 2025, Défilé des Bulky, 2025
nothing personal, 2025
glissières pour tiroirs, magnets de frigo empruntés à des amix, collants
Photos : Gregg Bréhin