Étienne
Bossut

MÀJ . 16.01.2020

REMAKE - MBA Dole

Exposition au Musée des Beaux-Arts de Dole
du 9 mars au 3 juin 2018

101 skis, 1995
Moulage d’un ski de fond en polyester rouge, bleu-vert et orangé
ensemble de plus de 200 éléments
Collection FRAC Bourgogne, Dijon
Carpet bombing, 2005
Moulage en polyester bleu, jaune, rouge, noir, vert
150 éléments
Collection MAC/VAL, Vitry-sur-Seine
Chaque matin…, 2005
Moulage en polyester
Collier, 2007
Moulage en polyester
135 x 65 x 65 cm
Collection FRAC Languedoc-Roussillon
Crocs en stock
Moulage en polyester
Des pots, 1995
Moulage de bidons de plastiques de trois tailles en polyester bleu clair
12 éléments
Faux Archifaux
Moulage en polyester
Jardinage, 1984
Ensemble de quatre éléments
Moulage en polyester beige et plastique orange
hauteur: 95 cm, diamètre: 180 cm chaque
Collection FRAC Bretagne
L’assassinat des RIPOLIN
Moulage en polyestère
O dans l’A, 2006
Moulage en polyester teinté dans la masse
85 x 75 x 65 cm
Ma cabane, 1996-1997
Moulage en polyester rouge coquelicot
27 éléments
Mon fauteuil, mes valises
Monochrome, 1980
Moulage en polyester teinté dans la masse
Nature morte, 1997
Trois moulages en résine colorée : tableau monochrome orange
deux chaises rouge
New…
Moulage en polyester
Pas ce soir, 2007
Moulage en polyester
Sans aucun titre
Moulage en polyester
Série noire
Moulage en polyester
Tam Tam Painting, 2013
Moulage en Polyester
Tiré à part
Moulage en Polyester
Trahison
Moulage en Polyester

Cette année, le musée des Beaux-Arts de Dole consacre une exposition monographique à l’artiste français Étienne Bossut et au travail qu’il mène depuis quarante ans. Moulant des objets quotidiens en résine teintée dans la masse, il produit des oeuvres étranges, objets « d’art plastique » à part entière : bidons, fauteuils, chaises, poêle à frire, skis de fond, douilles d’obus, cabane de chantier, voitures ou matelas pneumatiques, mais aussi défenses d’éléphant ou bittes d’amarrage, tout peut devenir prétexte à oeuvre d’art.

Par le procédé du moulage, celui de l’empreinte directe, Étienne Bossut reproduit des formes, son travail touche autant le côté documentaire de la photographie que la sculpture, avec parfois des références, en utilisant de multiples couleurs.
Joueur et aimant semer le doute dans nos esprits devant ses oeuvres, l’artiste investira largement les espaces du musée de Dole : l’essentiel de l’exposition se déploiera au rez-de-chaussée, dans les espaces dédiés aux expositions temporaires mais certaines pièces seront également installées au coeur des collections permanentes du musée, certaines très visibles, d’autres plus discrètes, pour amener le visiteur à poursuivre le jeu dans tout le bâtiment.
L’exposition, qui se veut rétrospective, présentera des pièces anciennes appartenant à des collections publiques et privées ainsi que d’autres plus récentes, afin de montrer la cohérence et la richesse du travail mené par l’artiste. Le parcours, volontairement non chronologique, répondra à une logique spatiale, l’artiste faisant toujours jouer ses oeuvres avec les espaces qui lui sont proposés comme terrain de jeu.

Ceux du musée de Dole sont singuliers : le musée étant installé dans un ancien pavillon d’officiersdatant du XVIIIe siècle, il garde de son ancienne destination une échelle presque « domestique », avec ses longs couloirs et ses salles compartimentées comme des chambres ou de petits appartements.
À l’intérieur de ce musée-maison, les oeuvres d’Etienne Bossut ne vont cesser de déplacer la question de l’objet vers celle de l’image et vice-versa. Ainsi, présenterons nous la toute première oeuvre de l’artiste, Mon Fauteuil, moulage daté de 1976, qui vaut à la fois comme geste inaugural d’une démarche artistique et d’un mode opératoire mais aussi comme oeuvre exemplaire de cette manière – assumée à partir d’elle – de brouiller les pistes et d’interroger le regardeur sur le statut de ce qui se trouve devant lui. Ainsi répond l’artiste à la question : « pourquoi mouler des objets en plastique ? » :

« C’est en cherchant à faire du mobilier, que j’ai eu l’idée de mouler un vieux fauteuil club en cuir, je me détourne du côté design, et ainsi opte pour la sculpture. En partie parce que je ne me trouve pas « à la hauteur » de cette vague de design plastique pop, mais surtout parce que je sens bien qu’il y a quelque chose « de personnel et d’intéressant dans ce geste » le possible début d’un travail d’artiste ».

Ce travail d’artiste s’est déployé alors tout entier autour de la production, reproduction, donc réinterprétation : REMAKE… Le titre de l’exposition à lui seul résume cet effet de trouble permanent que se plaît à entretenir l’oeuvre d’Étienne Bossut, en même temps qu’il indique, par la convocation du cinéma, que l’artiste, aussi, aime à raconter des histoires.
Pour cette exposition, le musée de Dole est associé au Frac Franche-Comté qui présentera notamment, au même moment, une pièce magistrale produite pour l’exposition. Le Frac PACA est également partenaire de l’exposition qu’il présentera en 2019 très différemment.

Texte extrait du communiqué de presse de l’exposition REMAKE… au Musée des Beaux-Arts de Dole

Exposition organisée par le Musée des Beaux-Arts de Dole en coproduction
avec le Frac Franche-Comté, Besançon, en partenariat avec le Frac PACA, Marseille