Œuvres dans
l’espace public

Bruno
Peinado

Sans Titre, Remington stoned Barocco bronco Smokey tone & Sans Titre, Radicale titanium Encounter

1% artistique, 2009

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Sans Titre, Remington stoned Barocco bronco Smokey tone

Ici
Ici il est question de ronds de fumée, de messages lancés au monde, dʼun signal fort et dʼune identité pour la DRAC. Une œuvre dʼart déguisée en objet de communication qui sur un mode ludique et allégorique va à la rencontre du public par un jeu intriguant. Sur la façade et le toit du bâtiment de lʼaccueil est posée une série de néons roses aux formes de ronds de fumée qui sʼéchappent dʼune de ses fenêtres hautes. La série de néons est animée à la manière des publicités de Las Vegas ou de certaines pièces de Bruce Nauman, donnant lʼillusion dʼun mouvement à un objet statique.
Les ronds de fumée donnent lʼillusion de sʼenvoler vers le ciel lors dʼune durée dʼanimation. Un programme dʼordinateur réalisé spécifiquement pilote et fait sʼallumer et sʼéteindre chaque néon à tour de rôle. Lʼallumage de chaque néon ainsi que son extinction se fait à la manière de lʼapparition et disparition dʼune fumée soit en variation lente.
La pièce est visible depuis lʼouverture principale sur la rue, mais aussi depuis les rives du canal. De jour comme de nuit elle est allumée, mais sʼarrête grâce à un capteur si la luminosité trop forte du soleil empêchait sa lecture. La pièce est allumée de manière aléatoire. Le programme se déclenche de temps en temps dans une fourchette de 1 à 5 cycles par 30 mn. Le reste du temps le dessin des anneaux est visible par autant de plaques dʼaluminium découpées au laser peinte de la même couleur que les néons.

Sans Titre, Radicale titanium Encounter


Le projet est accompagné dʼune autre proposition qui n’est visible que la nuit. Le lampadaire à lʼentrée de la DRAC est agrémenté dʼun dimer, un boîtier électronique qui fait varier en intensité lumineuse une lampe. Ce lampadaire donne lʼimpression dʼêtre animé. La lumière à la manière des ordinateurs Macintosh en veille, varie en intensité, simulant une respiration. Cet effet spectaculaire est doublé dʼun deuxième effet, un capteur de présence fait accélérer le rythme de respiration du lampadaire en cas de passage de voiture ou de piétons détecté. Cet objet commun devient par là même un objet communicant, un objet qui émancipé dʼun statut ordinaire, obtient comme un semblant de début de conscience.